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الخميس، 26 سبتمبر 2013

le chanteur Abdel Halim Hafez est une sensibilité à fleur de peau



Moins universel qu'Oum Kalsoum, musicalement moins savant qu'Abdel Wahab, vocalement moins doué que Farid Al-Atrache, Abdel Halim Hafez est pourtant une vache sacrée de la chanson arabe. «Ce n'est pas un chanteur aux moyens extraordinaires, mais il a une sensibilité à fleur de peau, un véritable sex-appeal dans la voix, explique la musicologue Soheir Abdel Fattah. Ses chansons sont courtes, plus faciles à retenir. Elles parlent des problèmes des jeunes: amour, mariage, argent" Il a su s'attacher les services d'excellents compositeurs et paroliers qu'il avait pour la plupart rencontrés au conservatoire de la musique arabe du Caire: Mohamed Al-Mougui, Ahmed Fouad Hassan, Kamel Al-Tawil, Baligh Hamdi, etc.» Les chansons d'Abdel Halim n'ont pas grand-chose à voir avec les interminables et extraordinairement complexes mélopées d'Oum Kalsoum. Il y a entre elle et lui la différence qu'il peut y avoir entre le chant et la chanson.

Incarnation d'un mythe. Alors que la plupart des autres grands chanteurs du siècle ont débuté sous la monarchie, Abdel Halim Hafez incarne la génération de la révolution des «officiers libres» de 1952. Arrivé sur scène au même moment que Nasser au pouvoir, il sera le chantre de la gauche, du nationalisme arabe et de la jeunesse. Son style déconcerte d'ailleurs à tel point que son premier concert à Alexandrie se solde par un flop retentissant. Mais, rapidement, le «Rossignol brun» prend sa revanche. Il impose son style: on passe des cabarets aux surboums, des tractions avant au scooter, du costume-cravate-tarbouche au blouson et col roulé. Originaire d'une famille de paysans pauvres de Halwat, dans l'est du delta, orphelin à 5 ans, «monté» comme tant d'autres au Caire pour faire fortune à la suite d'un chagrin d'amour, Abdel Halim est la parfaite incarnation des masses rurales parties à l'assaut des villes.


السبت، 20 يوليو 2013

Le Nil entre Naguib Mahfouz et le président Meles Zenawi !




Par : Amine ZAOUI

Le Nil s’écoule-t-il en direction du nord ou du sud ? Ecolier, collégien et même lycéen, j’ai toujours imaginé que le Nil prenait ses sources dans l’Égypte. Et parce que le Nil est généreux, il se jette dans les sables du Soudan. Pas plus loin que le Soudan. Le Nil est égyptien. Egyptien et basta ! Aucun pays ne partage cet héritage pharaonien. Peut-être, j’ai imaginé le Nil ainsi, à cause de mes enseignants égyptiens, ceux qui sont venus arabiser islamiquement le pays fraîchement indépendant. Ils m’ont inculqué l’idée que le Nil c’est Ahmed Chawki, Oum Kaltoum, Med Abdelwahab, le Raïs Nasser et basta. Dans le Nil il n’y a pas de place pour les autres. Il est Egyptien et basta. Et les pyramides ? Le monde s’arrête autour du Nil, et le Nil est Egyptien wa bass ! Et j’ai été convaincu, parce que les frères musulmans d’Égypte m’ont enseigné leur géographie à l’égyptienne! Je n’ai pas vérifié la direction du cours du Nil, est-elle vers le nord ou vers le sud ? Le Nil égyptien et basta, égyptien wa- bas-ta,  a été chanté par les stars les plus visibles en chanson et en musique : Oum Kalthoum, Mohamed Abdelwahab, Sayed Mekkaoui, Abdel Halim Hafez, Farid El Atrach, Faïza Ahmed, Nadjet Essaghira… Le Nil égyptien, égyptien wa bass, a été mémorisé par les poètes tels : Ahmed Chawki, El Baroudi, Salh Abdessabour, Abderrahmane El Khamissi, Amel Dounkoul… Il fut, je veux dire le Nil, la fierté de Taha Hussein, El Akkad, Arrafiei, Al Manfalouti, Naguib Mahfouz…et les autres. Parler de l’Égypte, c’est évoquer son fleuve le Nil, Egyptien et basta. Parler de la littérature égyptienne c’est rappeler l’image du Nil, l’Egyptien wa bass. J’ai toujours pensé que le Nil se réveille dans le nord de l’Égypte, pour prendre son cours vers le sud dans le sable chaud du Soudan. L’Éthiopie n’existait point. Nos enseignants égyptiens nous ont enseigné la géographie selon, peut-être, la carte géographique établie par al Idrissi (1100-1165). Auteur d’un livre en géographie descriptive intitulé «Nouzhat al Mushtaq» (le livre de divertissement..). Al Idrissi est le géographe qui a imaginé l’Europe dans le Sud et l’Afrique dans le nord, par rapport à la Méditerranée. Il a dessiné la terre à l’envers. Nous sommes les enfants de al Idrissi !! à cause d’al Idrissi le Nil, l’Egyptien et basta, s’écoule vers le sud ! Mais, par un jour un certain Éthiopien appelé Meles Zenawi nous a corrigé la leçon de la géographie. Il a rectifié le cours du Nil, dans nos têtes et sur la terre d’Afrique. Et le Nil n’est pas égyptien et basta ! Zénawi a soufflé un air de mélancolie dans les chansons de liesse d’Om Kalthoum et de Abdel Halim Hafez sur le Nil. Dans les discours de Nasser, de Sadate, de Moubarak et de Morsi ! Zénawi a mis les poèmes de Ahmed Chawqi (prince des poètes! Amir al Choâara), de Ahmed Fouad Nejm dans l’embarras. Ce citoyen éthiopien est le seul qui nous appris que la matrice du Nil n’est que le chaud sable de l’Afrique : HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouganda"Ouganda, HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Kenya"Kenya,HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Tanzanie"Tanzanie, Éthiopie, Soudan. Et que ce fleuve a fait son mythe dans le sud pour se jeter, par la suite, dans le nord ? Et je demande : Le Nil du Caire, à l’image de Barada de Damas, agonisera-t-il un jour ?

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